samedi 2 janvier 2010

Possible

Un frémissement, des battements, un espoir ...
Si différent.
Et puis la crainte.
Et si ça ne collait pas ?
Et si toutes ces accointances se heurtaient finalement au non désir ?
Envie et crainte mêlées que la rencontre arrive.

Mais le cœur qui se remet à battre, c'est si bon !

(avoir changé d'année en sa compagnie, même virtuelle, doit-il être considéré comme un signe ? ;-p)

lundi 21 décembre 2009

...

Les mots pour raconter ne viennent plus ...
Impression de flotter, sans pouvoir maîtriser grand chose ...
Envie que janvier arrive. Vite ...

mardi 8 décembre 2009

Si tu avais été là

J'aurais trouvé ce dîner avec mes collègues interminable.
Je n'aurais eu que toi en tête. Toi qui m'aurais attendu dans la chambre.
J'aurais prétexté la fatigue pour m'éclipser vite. Et béni le sort de m'avoir attribué une chambre à l'opposé des leurs.
J'aurais presque couru dans les couloirs, le ventre serré du désir de toi.
A peine la porte franchie, tu m'aurais plaquée contre le mur, embrassée à pleine bouche, ta jambe écartant déjà les miennes.
Tu aurais défait rageusement les boutons, baissé le jean et le string, m'aurait retournée, et m'agrippant les hanches, m'aurais pénétrée brutalement ...

Si tu avais été là ....

mardi 24 novembre 2009

Du sexe sans amour (suite)

Au fil de mes échanges virtuels et de mes rencontres, je constate la quasi omniprésence d'un phénomène, autant chez moi que chez les autres.
Celui de la quasi-impossibilité d'exprimer à celui / celle qu'on aime les fantasmes qui sont les nôtres.
Alors que c'est très facile avec quelqu'un qu'on ne connaît quasiment pas (ceci expliquant d'ailleurs peut-être cela).
Les rencontres deviennent alors l'occasion d'explorer beaucoup plus profondément (et on ne ricane pas !) notre univers fantasmatique, voire de l'enrichir.
Bien sûr, les motivations pour "aller voir ailleurs" sont multiples. Il n'empêche que dans un certain nombre de cas, elles ne servent qu'à assouvir un fantasme qu'on ne peut même pas envisager de partager avec son ou sa compagne.
Ce que je trouve quand même infiniment dommage.

Sommes-nous donc si gênés, pudiques ou honteux de nos envies que nous en devenions incapables de les formuler à ceux que nous aimons ?

jeudi 19 novembre 2009

Saleté de crabe

C'était une voix que j'aimais. Une femme que j'aurais adoré rencontrer tellement ce qui se dégageait des ondes était chaleureux, curieux, ouvert. Je savais qu'elle était malade, et j'espérais, et attendais, son retour avec impatience. Kriss ne reviendra plus. Elle va beaucoup me manquer ...

vendredi 13 novembre 2009

Entravée

Respect scrupuleux des instructions trouvées dans la table de nuit.
Pièce plongée dans l'obscurité à son arrivée, ses mains qui nouent le bandeau.
Juste une voix, un souffle.
La corde qui tourne, m'entoure, me lie.
Sensation d'indécence. Confirmée. Délicieuse.
Offerte à ses yeux, ses doigts, sa bouche ... sans pouvoir le toucher, ni le voir.

Plaisir et frustration mêlés.

Tenter de deviner. Mais ne pas savoir quand, ni où, ni comment. Imaginer ses mouvements, espérer qu'il s'approche.
Jeu du chat et de la souris ... malin plaisir à me faire languir.
Tous les sens aiguisés, désir puissant, manque à son paroxysme.

Puis enfin son corps, comme une délivrance.

lundi 9 novembre 2009

Tout doux

Traverser tout Paris tard le soir en réponse à son "..... viens ....", écho au manque qui nous étreignait tous deux derrière nos écrans.
Retrouver sa peau, son sourire, sa bouche. Et cette inexplicable, profonde et troublante complicité.
Regretter le temps qui file trop vite devant ce petit déjeuner, ne pas arriver à partir, et être en retard. Avec un grand sourire.

Et à l'évocation du temps qui reste avant la prochaine fois, recevoir son "je t'attendrai ..."

samedi 31 octobre 2009

L'espoir fait vivre

Attente de je ne sais quoi.
Certitude que ma vie est ailleurs, mais je ne sais où.

Quand ?

Benjamin Biolay L'espoir fait vivre

mardi 27 octobre 2009

Première fois ...

La majorité du temps, fort heureusement épargnée, je regarde les tags tourner.
Merci Oh!91 ...

Donc, je m'y colle.
Ma première fois ...

Il y a en fait eu une fausse première fois, en terminale. Voyage scolaire à Paris (déjà Paris, décidément lieu de débauche me concernant). Quelques heures de liberté, mon petit copain de l'époque avait les clés de l'appartement de ses grands-parents, bienheureusement absents.
Mais ce qui devait être une grande première n'a jamais pu se faire. L'émotion, sans doute. J'en garde pourtant un très bon souvenir, plein de tendresse.

L'été arrive. Le bac est derrière et plus de petit ami en titre.
Et comme j'ai toujours associé la première fois à un mauvais moment à passer, sorte de corvée dont il faut se débarrasser, je commence à me dire que je vais prendre le premier qui passera.
L'occasion se présentera à Lourdes (je suis assez fière de ça d'ailleurs), lors d'un pèlerinage (encore mieux !).
Nous étions une bande de jeunes, œuvrant comme hospitaliers, et ayant donc particulièrement besoin de nous changer les idées le soir venu.
Nous avions pris l'habitude de nous retrouver toujours dans le même bar, et j'ai vite remarqué que le serveur n'était pas indifférent à mes charmes.
Ce n'était pourtant pas réciproque. Mais mon pragmatisme a décidé que ce serait lui.
Je ne me souviens même pas que nous ayons flirté. Son visage et son prénom se sont effacés depuis longtemps. Il habitait un petit studio, nous nous sommes retrouvés au lit très vite. Je ne lui ai rien dit. Il s'est très vite aperçu que pour moi c'était la première fois. J'ai été étonnée, et presque gênée, de sa réaction émue. Ça a été très court, je crois. Et j'ai juste pensé "Ah, c'est juste ça ?".
Je crois bien que c'était la dernière nuit là-bas avant mon départ. Nous ne nous sommes pas revus.
Il m'a écrit plusieurs fois. M'a envoyé des petits cadeaux.
Je ne lui ai jamais répondu.

J'ai souvent regretté de ne pas avoir attendu. De ne pas avoir fait de ce passage un moment spécial. De ne pas l'avoir fait par amour. Mais bon, pour être honnête, j'aime quand même bien l'avoir fait dans ces circonstances. Mon côté iconoclaste, sans doute ...

Et récupère la patate chaude qui veut ...

jeudi 22 octobre 2009

Tranche de vie

Je l'écoutais froidement nous dérouler les étapes. Mettre en évidence les points importants à ne pas oublier. Lui mettre sous le nez les responsabilités qu'il devrait assumer. Nous dire qu'en début d'année tout serait terminé.
Et je n'ai rien ressenti. Je regardais parfois cet homme qui partage ma vie depuis 19 ans, et rien ...

Quand nous sommes sortis, il pleuvait.
"Tu vas chercher Jules au conservatoire ?"
"A quelle heure il termine ?"
"19h15"
"OK ... à ce soir"
Et puis nous sommes partis chacun de notre côté.

C'est dans la voiture, au retour, que je me suis pris le retour de manivelle.
Que ça y était, c'était parti.
Qu'il allait falloir chercher un appart', parler aux enfants, réorganiser ma vie.

Et tourner une page de presque 20 ans ...

lundi 12 octobre 2009

Un dimanche soir comme les autres

Je m'acharne à répéter, à moi comme aux autres, que ça va, je gère.

Mais en fait non ...

dimanche 11 octobre 2009

C'est quand qu'on baise

Me voilà réinscrite sur un site dit "de rencontres" depuis quelques semaines.
Certes, il m'a permis quelques très (mais trop rares) belles rencontres.
Mais plus le temps passe, et plus je réalise que je ne suis pas en phase.
Je ne cherche pas l'homme de ma vie. Je n'attends pas le grand amour (quoique, mais là n'est pas la question). Et on est finalement tous inscrits pour à peu près la même chose. Mais pour que ça marche, pour que j'en ai vraiment envie, j'ai besoin d'une vraie démarche de séduction. Et quand on passe par internet, la séduction passe forcément par les mots (et par un peu de patience, qui fait d'ailleurs partie du jeu, je trouve).
Et là ... aïe.
Rien. Ou presque.
Juste l'impression d'être face à une horde d'affamés qui ne pensent qu'à tirer un coup. Tout de suite. Maintenant.
Parfaitement hermétiques à toute tentative de dialogue un tant soit peu joueur.
Et dans ces conditions, je n'y arrive pas. Et je finis par trouver tout ça d'une vacuité affligeante.
Alors soit j'ai pris ici de bien mauvaises habitudes.
Soit je suis trop difficile.

mardi 29 septembre 2009

Ca me pendait au nez ...

J'avais toujours eu de la chance dans mes rencontres. Ca ne pouvait pas durer éternellement.
Aujourd'hui, c'était la première foireuse.

Ca, c'est fait ...

dimanche 27 septembre 2009

Intervalle

Ce que je n'avais ni prévu, ni anticipé, c'est l'insupportable sentiment de solitude que je ressentirais.
Oh bien sûr, l'ambiance n'est ni tendue, ni agressive.
Elle est juste d'un froid glacial.

Je rêve de bras chauds et accueillants. De complicité. De désir. De partage.
Et 3 semaines sans, ça semble juste interminable ...

samedi 19 septembre 2009

Libération

Conversation à bâtons rompus, complicité qui s'installe, désir qui monte.
Qu'on réfrène, pourtant, un peu ... mais juste pour le laisser monter encore plus.
Les peaux se découvrent, les langues se nouent, les mains explorent.
Sa bouche qui descend. Puis s'arrête. En mon centre. Longtemps.

Pour une jouissance infinie ...

lundi 14 septembre 2009

Fin du jeûne

... et j'ai une faim d'ogre !!!

mercredi 9 septembre 2009

Voilà ...

On se l'est dit.
Avec la tristesse propre aux bouts de vie qui se finissent.
Mais calmement.
Maintenant laisser le temps à l'idée de se faire son chemin, puis entrer dans les détails pratiques.
Le quand, le comment.
Les enfants ...

Juste envie d'un gros câlin, là ...

dimanche 6 septembre 2009

Effet collatéral

Sur la bouche, c'est plus possible.
Sur la joue, on n'a pas encore passé le cap.

Alors on ne s'embrasse plus ...

(du coup, on ne se dit plus bonjour que de loin)

dimanche 30 août 2009

Du sexe sans "Amour" ...

Mais pourquoi l'idée même du sexe sans amour est-elle si communément considérée comme destructurante ?
Pourquoi tant de gens le considèrent comme dégradant, plus particulièrement encore lorsqu'il s'agit d'une femme ?
Sacralisation du corps féminin ?

Alors certes, je suis d'accord que quand l'amour est présent (et encore faut-il que le sexe soit au diapason), il n'y a rien de mieux.
Mais à défaut ?
On prend son mal en patience et on attend chastement qu'il veuille bien faire un détour par chez soi ?
Ou on décide de partager des envies, des fantasmes, des pulsions avec des amants, de passage ou pas. Moments dont l'amour au sens absolu est absent, relations provisoires, mais moments de partage, et d'exclusivité temporelle.

La fidélité à l'état amoureux doit-elle être dans le corps ou dans la tête ?
D'ailleurs doit-il y avoir fidélité, et si oui, à quoi ?
Certaines conceptions paraissent si éloignées les unes des autres qu'elles peuvent en devenir inconciliables ...

lundi 24 août 2009

Le début de la fin

Séparation des corps
Premier pas
Carcan qui se desserre, noeuds qui se tranchent

Et la liberté au bout du chemin, un jour, bientôt