Evidemment que je me suis prise une grande baffe quand j'ai su qu'il ne serait pas là.
10 jours que je ne pensais qu'à ça. La descente a été rude.
Mais finalement, ça va.
Depuis le temps que j'attends, un peu plus, un peu moins ...
Je me dis que ça arrivera quand ça sera le bon moment, et que ça ne sert pas à grand chose de se prendre la tête.
Et ça, c'est vraiment le signe que ça va mieux.
En temps normal, je suis quelqu'un de calme, de pas prise de tête du tout (si, si, j'vous jure ...), et de foncièrement optimiste.
Et depuis 2 ans, tous ces traits de caractère avaient disparu, engloutis par un énorme coup de blues.
Pourtant rien n'a changé : je n'aime toujours plus mon mari, je suis toujours accro à cet espèce de feu follet insaisissable, et je n'ai toujours pas trouvé d'issue à ce bordel.
Mais j'ai décidé qu'il était urgent de ne rien décider, que tout vient à point à qui sait attendre, blablabla, et qu'il finirait bien par se passer quelque chose.
Alors je suis d'accord que ça fait un peu mou du genou tout ça, mais les tergiversations sans fin n'ayant servi qu'à me pourrir la vie, je redeviens philosophe, et je verrai bien ce que ça donne ...
mercredi 16 avril 2008
mardi 15 avril 2008
C'eût été trop beau ...
Prenez une mère de famille de province avec forcément une disponibilité très réduite, un parisien avec un boulot plus que prenant, ajoutez une bonne dose de malchance et vous obtenez une quasi impossibilité de rencontre.
L'homme du jeudi est en déplacement à l'étranger toute la semaine.
Alors évidemment, c'est foiré pour demain, comme j'aurais du m'en douter ...
... adieu débauche, galipettes et fête des sens.
L'homme du jeudi est en déplacement à l'étranger toute la semaine.
Alors évidemment, c'est foiré pour demain, comme j'aurais du m'en douter ...
... adieu débauche, galipettes et fête des sens.
lundi 14 avril 2008
Addicted
Toute la petite famille était en vacances la semaine dernière.
Et Monsieur, aussi.
Plus de plages de solitude dans la journée, et comme y'avait grasses mats, plus d'endormissement prématuré dans le canapé.
Donc plus d'accès possible à mon jardin secret, ce qui inclus bien évidemment ce lieu.
Grosse, énorme, frustration.
Et c'est là que j'ai vraiment mesuré l'importance de ce pan de ma vie que je cache.
Vos blogs à tous que je lisais sans pouvoir commenter.
Les textes que je ne pouvais plus écrire ici.
Le lien coupé avec l'homme du jeudi.
C'est quand même dingue à quel point tout ça m'est devenu nécessaire.
Et Monsieur, aussi.
Plus de plages de solitude dans la journée, et comme y'avait grasses mats, plus d'endormissement prématuré dans le canapé.
Donc plus d'accès possible à mon jardin secret, ce qui inclus bien évidemment ce lieu.
Grosse, énorme, frustration.
Et c'est là que j'ai vraiment mesuré l'importance de ce pan de ma vie que je cache.
Vos blogs à tous que je lisais sans pouvoir commenter.
Les textes que je ne pouvais plus écrire ici.
Le lien coupé avec l'homme du jeudi.
C'est quand même dingue à quel point tout ça m'est devenu nécessaire.
lundi 7 avril 2008
Le grand saut
Samedi soir, il dormait là-haut, et moi j'étais sur internet en bas.
Il était minuit et demi.
L'homme du jeudi se connecte, sa nana dormait aussi.
On a commencé une discussion tout à fait anodine, qui ne l'est pas restée bien longtemps.
Ca a bien chauffé, jusque 3 heures du mat.
- "Merde, j'essaie de prendre de la distance, mais on recommence toujours"
- "Faut croire que c'est plus fort que nous ..."
Normalement on se voit la semaine prochaine.
A priori, il a pris sa décision.
A chaque fois que j'y pense, j'ai le ventre qui se noue, le coeur qui accélère, et la panique qui monte.
J'ai peur de sauter le pas, mais j'ai aussi peur qu'il ne se passe rien. Encore une fois.
J'ai peur de me rendre compte que je me suis plantée et que ce n'était qu'un fantasme à ne jamais réaliser, et j'ai peur d'en être encore plus raide dingue.
J'ai peur des conséquences, et j'ai peur que ça ne change rien.
J'ai peur de me laisser aller, peur d'être vulnérable, peur d'être blessée.
Et pourtant je sais que je ferai le grand saut.
Il était minuit et demi.
L'homme du jeudi se connecte, sa nana dormait aussi.
On a commencé une discussion tout à fait anodine, qui ne l'est pas restée bien longtemps.
Ca a bien chauffé, jusque 3 heures du mat.
- "Merde, j'essaie de prendre de la distance, mais on recommence toujours"
- "Faut croire que c'est plus fort que nous ..."
Normalement on se voit la semaine prochaine.
A priori, il a pris sa décision.
A chaque fois que j'y pense, j'ai le ventre qui se noue, le coeur qui accélère, et la panique qui monte.
J'ai peur de sauter le pas, mais j'ai aussi peur qu'il ne se passe rien. Encore une fois.
J'ai peur de me rendre compte que je me suis plantée et que ce n'était qu'un fantasme à ne jamais réaliser, et j'ai peur d'en être encore plus raide dingue.
J'ai peur des conséquences, et j'ai peur que ça ne change rien.
J'ai peur de me laisser aller, peur d'être vulnérable, peur d'être blessée.
Et pourtant je sais que je ferai le grand saut.
dimanche 6 avril 2008
Pathétique
"Je vais me coucher. Tu me rejoins ?"
C'est LA phrase que j'appréhende. En général, il s'endort dans le canapé, et soit je monte avant lui et je m'endors avant qu'il n'arrive, soit il monte se coucher comme un zombie et se rendort aussitôt.
Alors là, j'ai le choix entre deux options.
Soit je l'envoie gentiment chier, et c'est reparti pour une longue période de prise de tête.
Soit je cède.
Mais en ce moment, même si rien n'est réglé, l'ambiance est bien meilleure. Et franchement, ça simplifie la vie quotidienne. Et comme je ne suis toujours pas prête à tout envoyer valser ... j'ai cédé. J'ai fait en sorte que ça aille vite. En me méprisant consciencieusement.
Dès qu'il s'est endormi, je me suis relevée.
Je suis pathétique.
C'est LA phrase que j'appréhende. En général, il s'endort dans le canapé, et soit je monte avant lui et je m'endors avant qu'il n'arrive, soit il monte se coucher comme un zombie et se rendort aussitôt.
Alors là, j'ai le choix entre deux options.
Soit je l'envoie gentiment chier, et c'est reparti pour une longue période de prise de tête.
Soit je cède.
Mais en ce moment, même si rien n'est réglé, l'ambiance est bien meilleure. Et franchement, ça simplifie la vie quotidienne. Et comme je ne suis toujours pas prête à tout envoyer valser ... j'ai cédé. J'ai fait en sorte que ça aille vite. En me méprisant consciencieusement.
Dès qu'il s'est endormi, je me suis relevée.
Je suis pathétique.
vendredi 4 avril 2008
A mon avis, y'a un truc à travailler, là ...
J'ai toujours peur de déranger. C'est un vrai handicap, dans la vie de tous les jours en général, et dans la relation aux autres en particulier.
Toujours cette crainte d'arriver comme un cheveu sur la soupe.
Plutôt que de prendre le risque de me faire jeter, je reste dans mon coin, quitte à paraître hautaine (ça je l'ai déjà entendu ... ça m'avait sidéré !!).
Alors autant ça s'atténue quand je commence à bien connaître les gens, autant au début d'une relation, qu'elle soit simplement amicale, ou pire encore, prémisse d'émois amoureux, il faut vraiment que l'autre fasse le premier pas, puis le deuxième, voire le troisième aussi.
Et dans le monde virtuel, c'est pareil. Je n'ose souvent pas commenter, impression de m'immiscer dans un cercle où je n'ai pas ma place.
Peur d'être jugée, de n'être pas appréciée, d'être ridicule.
Bref ... je n'ose pas prendre de risque, et je loupe forcément des trucs géniaux.
Faudrait que je creuse ...
Toujours cette crainte d'arriver comme un cheveu sur la soupe.
Plutôt que de prendre le risque de me faire jeter, je reste dans mon coin, quitte à paraître hautaine (ça je l'ai déjà entendu ... ça m'avait sidéré !!).
Alors autant ça s'atténue quand je commence à bien connaître les gens, autant au début d'une relation, qu'elle soit simplement amicale, ou pire encore, prémisse d'émois amoureux, il faut vraiment que l'autre fasse le premier pas, puis le deuxième, voire le troisième aussi.
Et dans le monde virtuel, c'est pareil. Je n'ose souvent pas commenter, impression de m'immiscer dans un cercle où je n'ai pas ma place.
Peur d'être jugée, de n'être pas appréciée, d'être ridicule.
Bref ... je n'ose pas prendre de risque, et je loupe forcément des trucs géniaux.
Faudrait que je creuse ...
jeudi 3 avril 2008
Prêcher le faux pour avoir le vrai
"Tu voies que tu t'habitues à la distance. Bravo. Suis impressionné"
Vite, vite, trouver quelque chose d'intelligent à répondre ... Eviter surtout les "de toute façon, tu ne m'as pas laissé le choix", les "difficile de faire autrement" et autres "je ne m'habitue pas mais je fais comme si".
Alors ça a été "j'ai une grande faculté d'adaptation".
J'aurais pu faire mieux, mais c'est tout ce qui m'est venu à l'esprit dans un délai suffisamment court pour ne pas laisser suggérer que je me creusais vraiment les méninges.
Réponse elliptique, pile dans le ton de celles qu'il fait à chaque question un peu gênante.
L'homme du jeudi et moi, on n'avait pas échangé depuis 3 semaines. Je le voyais se connecter, et ne bougeais pas. J'ai décidé de tester l'éloignement, pour voir si ça le fait réagir, puisque toutes les autres méthodes ont échouées.
Et puis je me suis retrouvée sans connexion internet pendant 2 jours. Je le savais, mais ne l'ai pas prévenu.
Ce matin, dès que me suis connectée : "Tout va bien ?" , "et avec ton mec, comment ça va ?", suivis assez vite d'un "Tu viens bientôt à Paris ?"
Moi qui me demandais s'il voyait seulement quand j'étais là, j'ai la réponse ...
Vite, vite, trouver quelque chose d'intelligent à répondre ... Eviter surtout les "de toute façon, tu ne m'as pas laissé le choix", les "difficile de faire autrement" et autres "je ne m'habitue pas mais je fais comme si".
Alors ça a été "j'ai une grande faculté d'adaptation".
J'aurais pu faire mieux, mais c'est tout ce qui m'est venu à l'esprit dans un délai suffisamment court pour ne pas laisser suggérer que je me creusais vraiment les méninges.
Réponse elliptique, pile dans le ton de celles qu'il fait à chaque question un peu gênante.
L'homme du jeudi et moi, on n'avait pas échangé depuis 3 semaines. Je le voyais se connecter, et ne bougeais pas. J'ai décidé de tester l'éloignement, pour voir si ça le fait réagir, puisque toutes les autres méthodes ont échouées.
Et puis je me suis retrouvée sans connexion internet pendant 2 jours. Je le savais, mais ne l'ai pas prévenu.
Ce matin, dès que me suis connectée : "Tout va bien ?" , "et avec ton mec, comment ça va ?", suivis assez vite d'un "Tu viens bientôt à Paris ?"
Moi qui me demandais s'il voyait seulement quand j'étais là, j'ai la réponse ...
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