vendredi 12 décembre 2008

Souvenez-vous ...

... de nos mots, de nos envies, échangés, partagés
... de notre rencontre, quand tout ce qui était prévu échouait
... de notre conversation anodine, nos esprits tout entier à ce qui viendrait après
... des boutons défaits et de nos peaux qui enfin se touchaient
... de notre soif, et des grains qui l'ont étanchée
... de ces arcades, sous lesquelles nous aurions bien fait revivre la luxure du passé
... de cette lumière qui m'a tant fascinée
... de vos tremblements, quand le plaisir montait

Je me souviens de tout.
Et ce soir mes doigts vont danser, en souvenir de nous.

jeudi 11 décembre 2008

Des fois, j'me fais peur

Et voilà, un p'tit week-end de liberté et ça recommence à mouliner.

Et si ça me suffisait ...
Double vie, pile ce qu'il faut pour être zen à la maison. Le beurre, l'argent du beurre et le cul du crémier.
Le quotidien comme d'hab', et l'ailleurs, de temps en temps.
Visiblement ça marche pour pas mal de monde. Et étonnamment (enfin, pour moi), je n'en éprouve absolument aucune culpabilité.

C'est peut-être la solution, finalement.
C'est d'un égoïsme absolu, j'en conviens.
Mais tout le monde est content.

Il y a évidemment (sinon ce serait pas drôle) un certain nombre d'inconvénients.
Mentir, se cacher, dissimuler. Je déteste ça, a priori. Mais nécessité faisant loi, je m'y découvre des talents cachés, et des capacités de mensonge minute et crédible surprenantes.

Mais serai-je capable de fonctionner comme ça sur le long terme ?

Et s'il découvrait le pot aux roses ?

Et si l'amour venait se mêler à l'équation ?

Et si même comme ça, je recommençais à ne plus pouvoir le supporter ?

Autant de questions sans réponses ...

dimanche 30 novembre 2008

Doutes

Discussion avec une déjà passée par là, réminiscences d'autres échanges ... et le flot des interrogations recommence à couler.

Je sais bien que j'ai toujours eu une fâcheuse tendance à rêver ma vie. A vouloir m'en évader.

Est-ce que je suis sur le point de tout foutre en l'air par caprice ?

On me martèle que j'attends l'impossible. Qu'il faut que je fasse avec ce que j'ai, et que j'arrête de rêver d'un ailleurs illusoire.
Faut-il que je me résigne ?
Il est toujours amoureux. Matériellement, c'est confortable. Et il accepte à peu près mon besoin de prendre l'air seule de temps en temps.

Mais il y a ce sentiment d'étouffer. Il y a cette obligation de supporter ses étreintes, sinon ça devient intenable. Il y a cette hypocrisie, cette façade à maintenir. Parce qu'il faut tenir, encore ...

Et il y a la trouille d'échouer à cet examen qui approche, qui sonnerait le glas de mon espoir d'indépendance financière.

Alors je sais bien qu'il faudrait que je prenne les jours les uns après les autres, que j'arrête de me torturer l'esprit à propos de ce que je ne peux changer, et que je profite un maximum des rayons de soleil qui percent de temps en temps les nuages.

Mais je doute ...

lundi 24 novembre 2008

Faim

Voraces et affamés, nous nous dévorerons.
Des yeux, d'abord.
Puis du bout des mots, du bout des doigts, du bout des lèvres.
Avant que l'appétit si grand qui est le nôtre ne nous emporte jusqu'au bout de la nuit.

vendredi 21 novembre 2008

jeudi 20 novembre 2008

Fatiguée ...

Dans un état second, ce matin. Les yeux qui piquent, les paupières lourdes. La fatigue sur les épaules comme un poids lourd.

Envie d'une journée sous la couette, lovée contre un corps chaud.
Envie de baisers doux, de câlins, de tendres chuchotements, d'amour tout doucement.

Envie d'une journée hors du temps ...

dimanche 16 novembre 2008

Psssst ....

Première étape pour la reprise d'études mercredi, à Paris.
Mon train arrive vers midi, et pas super envie de déjeuner toute seule ...
L'occasion de faire connaissance ?