samedi 9 février 2008

On avance ...

Tout à l'heure, il m'a demandé, mine de rien, "à ton avis, combien elle vaut la maison ?". Je le lui ai donné (mon avis), sans aucun commentaire. Je pense que ça progresse ...

vendredi 8 février 2008

Exclusivité salvatrice

C'est un phénomène rare, du moins en ce qui me concerne. Une rencontre, hasard de la vie. Où l'on ressent une complicité immédiate, une familiarité troublante. Formation à Paname en octobre dernier, rien que des nanas. On était les deux seules fumeuses. Pauses clopes partagées, travail en commun. Même sens de l'humour. Les 3 jours sont passés vite, les soirées déjà réservées par ailleurs, on n'a pas eu le temps de se connaître mieux. Mais depuis, on s'appelle, on se maile (faut dire qu'on n'habite pas tout près l'une de l'autre), et la première impression se confirme. Alors demain, on laisse enfants et maris, et on se fait une journée filles. Je ne me souviens même plus de la dernière fois où j'ai pris du temps pour moi, avec quelqu'un que je ne partage pas avec la vie de famille. Et bon sang, cette perspective me fait un bien fou !!

mercredi 6 février 2008

Quand ça veut pas aller

Comme si c'était déjà pas assez difficile, biopsie demain matin de la petite boule à droite. Alors j'ai beau me dire que y'a pas d'antécédents dans la famille, que j'suis jeune, tout ça, j'ai un peu les jetons, là, quand même.

mardi 5 février 2008

Flottement

L'homme du jeudi maintient ses distances. Il n'avait jamais tenu aussi longtemps. J'ai fait quelques tentatives, sans résultat. Je ne veux pas le supplier, je veux qu'il en ait envie. Si ça n'est pas le cas, je reste à l'écart, même si je suis malheureuse comme les pierres. Il était ma bouffée d'oxygène, mon évasion. L'avenir devient brumeux, sinistre. Va falloir que ça bouge ...

dimanche 3 février 2008

Dissimulation

Quand on est mère de famille, il faut sauver les apparences. Faire en sorte que les enfants ne soupçonnent pas les tangages de leurs parents. En tout cas, pas avant qu'une décision ne soit prise, dans un sens comme dans l'autre. Ce qui signifie des mois à tenter de cacher son mal être et les tensions qui règnent. Fille aînée a compris, malheureusement. J'aurais vraiment préféré lui épargner ça. Alors quand l'exaspération s'exprime par un ton un peu plus cassant entre nous, elle fond en larmes. Je voudrais pouvoir lui dire que tout va s'arranger, mais je refuse de lui mentir, ou de lui donner de faux espoirs. Et je ne veux absolument pas la mêler à nos histoires de couple, ça doit rester entre nous deux. Je sais pourtant que les enfants sentent forcément quand quelque chose ne va pas entre leurs parents. Gérer tout ça au quotidien est tellement difficile ...

samedi 2 février 2008

Le fossé s'élargit

La mécanique infernale que j'ai sciemment déclenchée avance. Je le sens qui s'éloigne. Après des mois à alterner pétages de plomb, surveillance rapprochée et attentions diverses et variées. Il passe désormais ses soirées et ses week-ends dans le bureau à jouer au poker sur internet en écoutant du hard rock. Il a repris contact avec des ami(e ?)s de jeunesse, ferme sa boîte mail quand j'arrive. Nous n'échangeons plus que des banalités et il ne me touche plus. Ca me convient très bien. Mais après ? La suite me terrifie.

vendredi 1 février 2008

Dormir moins

J'ai toujours eu du mal à aller me coucher, je suis définitivement du soir. Mais la raison faisait que, pour ne pas être trop naze et pouvoir me lever le matin, je me faisais violence pour rejoindre les bras de Morphée. Pourtant depuis un an, plus de raison. Je veille jusqu'à pas d'heure, micro allumé, je l'attends. Je profite des heures de calme pour patienter avec un bouquin ou enfin regarder les émissions tardives. Je suis bien moins fatiguée que ce que je craignais, mais c'est toujours un déchirement de quitter mon lit le matin, c'est même de pire en pire. Alors tous les matins c'est "ce soir, je me couche tôt" (sauf le jeudi, faut pas déconner). Et chaque soir, j'en suis incapable. La plupart du temps, je regarde juste son statut "connecté". J'attends qu'il fasse le premier pas, juste par orgueil. Et en ce moment, ça n'arrive pas souvent. Alors je reste comme une andouille devant cet écran, profitant juste de le savoir connecté à l'autre bout des lignes, comme en ce moment. Je me déteste d'être aussi dépendante.